Potlach

Une fois encore, quelques mots auront suffi. Quelques mots pour que le désaroi s’empare à nouveau de moi et que le peu de certitudes que je croyais avoir s’effondrent.

Je retourne à cet état dans lequel le monde paraît impensable. L’existence elle-même paraît si incompréhensible que rien ne la distingue de l’inexistence. Génération et destruction se mêlent devant mon regard hébété. Dans cet état seulement, je me confond avec l’Être.

Dans cet état seulement est possible le rebond. Dans cet état seulement est possible le geste inaugural par lequel je me réalise.

Empare-t-en. Fais-le tien. Je ne puis te faire de plus belle offrande.

Au hazard